Les pierres naturelles — améthyste, hématite, grenat et ambre — ont toujours fasciné les peuples à travers les siècles. Jusqu’à aujourd’hui, elles ne cessent d’émerveiller par leurs éclats, auxquels s’ajoutent des propriétés intrigantes. Désormais, la labradorite est devenue le chouchou du grand public. Le marché de la bijouterie foisonne d’accessoires en pierre de labradorite : bracelets, étuis à cigarettes, pendentifs, écussons… Homme ou femme y trouve leur compte. Étant donné ses propriétés thérapeutiques, la fameuse pierre attise les convoitises. Le folklore et les mythes autour du cristal encouragent encore plus cet engouement collectif. Avant d’envisager l’achat, suivez ces quelques notes de recommandations.

Histoires et mythes autour de la pierre labradorite

Apparue initialement en Scandinavie, la pierre est issue d’un gisement récent. La labradorite alimente le folklore et les légendes depuis le début du XVIe siècle. Le terme labradorite fait directement référence à la région où elle a été découverte, c’est-à-dire aux alentours du Labrador, une région reculée du Canada.

Les peuples qui vivaient dans les contrées glaciales nordiques — Eskimo, scandinaves — l’auraient associé aux aurores boréales. D’ailleurs, selon le folklore local, la pierre tire son éclat unique de ce phénomène naturel que seuls quelques privilégiés peuvent contempler.

Les faits et légendes racontés par les Inuits sont encore plus spectaculaires. D’après eux, quelques siècles auparavant, les aurores sériaient restées scellés dans des roches sur une longue période. Bien plus tard, un homme mystérieux aurait brisé les rochers pour délibérer les rayons célestes.

La tâche, n’ayant pas été achevée complètement, certaines lumières n’auraient pas retrouvé la liberté et resteraient prisonnier à jamais sous forme de gemmes aux reflets étincelantes. Un millénaire apr. J.-C., le peuple autochtone amérindien exploitait déjà la pierre labradorite.

Il s’en servait pour confectionner des outils essentiels à leurs quotidiens : pointes de flèches, poignard, réceptacles chamaniques… Quelques traces de ces dispositifs ancestraux ont été retrouvées dans le Maine. Selon la légende, la labradorite avait certaines affinités avec la civilisation perdue de l’Atlantide.

Ainsi, toutes les personnes qui sont attirées par la pierre posséderaient des ascendances avec ce continent enseveli sous les océans. Quand la Seconde Guerre mondiale battait son plein, des soldats mineurs creusaient des tranchées pour stopper les attaques des chars d’assaut ennemis. Par la même occasion, ils découvraient la spectrolite.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’industrie de la joaillerie avait coutume d’exploiter la labradorite comme bijoux en pierres naturelles par excellence dans la reproduction de parure néo-antique. Les pierres de moindre qualité servaient d’ornements dans le secteur du bâtiment.

Caractéristiques et compositions chimiques de la pierre de labradorite

La labradorite n’est pas un minéral comme les autres. Elle possède une empreinte chimique remarquable. Cette pierre inorganique fait partie de la famille des feldspaths plagioclases. L’association Internationale de minéralogie la classe parmi les sous-catégories de silicates, autrement dit : testosilicates.

Elle se distingue notamment par une formule chimique peu commune : Na, Ca) (Al, Si) 4O8, c’est-à-dire l’Aluminosilicate de sodium et de calcium. Dans sa composition moléculaire, quelques traces des restes de fer, de potassium et d’eau sont retrouvées.

Le système cristallin du cristal est triclinique avec une dureté de 6,5 selon l’échelle de Mohs. À cette dureté s’ajoute une densité proche de 2,70. Quant à son pléochroïsme, le vert, le jaune et le bleu sont les teintes les plus dominantes.

Grâce à l’effet adularescence, la pierre émet des éclats métalliques sur toute sa surface. Les couleurs et les nuances varient en fonction des spécimens : spectrolite, bytownite… Ainsi, il est possible d’y retrouver l’intégralité du spectre lumineux.

Elle peut parfois évoquer l’intérieur singulier des moules. La majorité des labradorite est dorée, mais il existe des cas exceptionnels avec des nuances de gris et de noir comme à Madagascar. Les palettes de couleurs les plus appréciées restent le bleu et le noir.

Les pierres aux coloris similaires (pierres de santé) sont souvent confondues avec la labradorite. La pierre de lune arbore des traits discontinus aux allures artistiques. Les premiers gisements de labradorites sont issus de roches magmatiques. Sous forme brute, elles se présentent comme des agrégats de minéraux.

Même si les prémices de la découverte se sont faites au nord de l’Amérique, peu à peu, d’autres gisements sont dévoilés sur tous les continents : Mexique, Finlande, Madagascar, Russie… Dans les régions d’Europe de l’Est, des spécimens aux teintes blanches et roses sont aperçus.

Applications, accessoires, bijoux et assortiments tendance

Le labradorite est un excellent bijou d’ornement disponible sous diverses apparences. Beaucoup de boutiques en ligne proposent des assortiments de très beaux pendentifs. Ils prennent ainsi une allure plate et des associations de couleurs scintillantes : jaune, vert, bleu, gris…

Les artisans prennent soin de la pierre avec un polissage régulier pour un vrai travail d’orfèvre. Chaque article est unique en son genre. Il possède une qualité et une pureté rares. Le cristal est travaillé de manière à faire ressortir son éclat et ses traits singuliers.

Pierre fine et délicate, il s’associe parfaitement avec de l’argent et l’or. La labradorite embellit de son irisation spectaculaire les parures les plus élégantes : bracelet, bagues, collier, boucles d’oreilles… Les bijoutiers effectuent un travail de précision avec les petits joyaux : motifs à l’effigie de la nature et figure rappelant des objets célestes.

La grande tendance est au métal de style baroque, agrémenté de la pierre de labradorite et de ses mille et une merveilles. Elle est caractérisée par ces fameux scintillements métalliques. Parfois, il arrive que tout le spectre de la lumière s’y retrouve.

Du petit objet artisanal aux bijoux de luxe assorti d’or et de diamant, elles sont disponibles sous différents modèles. Les femmes ne sont pas les seules à porter des bijoux et ce n’est pas Karl Lagerfeld qui dira le contraire.

Depuis des millénaires, dans toutes les grandes civilisations (Égyptiennes et romaines), les bijoux symbolisaient le pouvoir et le statut social. Avec le temps, des barrières psychologiques se sont érigées et ont conditionné l’imagerie collective.

Désormais, les hommes ont aussi droit de porter des parures aussi élégantes que celui d’un prince. Avec un beau veston et des bracelets ornés de pierre labradorite, le look obtenu est à la fois sobre et désinvolte.

Croyance et pratique de la lithothérapie avec la pierre labradorite

Comme toutes les pierres naturelles, la labradorite est connue pour ses propriétés curatives et thérapeutiques. Agissant essentiellement sur le niveau spirituel et psychologique, la pierre émet de bonnes vibrations et soigne les maux de l’âme.

La thérapie énergétique est pratiquée depuis l’aube des temps. Seuls quelques élus connaissent les secrets qu’entoure cette pratique ancestrale. Souvent, en contact de personne malade ou souffrant de troubles, l’énergie négative se projette dans l’espace.

Elle devient contagieuse surtout pour les personnes prédisposées à un grand sentiment d’empathie. Suite à l’interaction, ces personnes hypersensibles se sentent alors comme vidées de leurs énergies. La labradorite dorée agit comme un réceptacle qui attire à elle toutes ces énergies malveillantes.

Elle permet notamment de calmer le mental et d’alléger les personnes souffrantes de tourments psychiques. En dehors des vertus des pierres sur le plan intellectuel, des études ont prouvé que la labradorites combattait la fatigue. Lors de moment d’épuisements intense, au contact de la peau, elle revitalise.

Serrez-la entre vos mains et ressentez progressivement vos forces être rétablies dans un flux continu. Lorsqu’un mal de tête vous submerge, frottez délicatement la pierre sur les zones tourmentées. L’action n’est pas immédiate, car la pierre a besoin de temps pour se synchroniser avec le chakra.

La labradorite agit sur les parties du corps infectées par des verrues disgracieuses. Connue également comme canalisateur d’humeur, la pierre contribue à calmer les montées de stress pour diverses raisons : peur, angoisse, traumatisme…

Elle apporte un soulagement aux personnes souffrantes de crise de colère irrationnelle. Comme elle abat toutes les barrières psychologiques de l’esprit, tout ce qui reste n’est que détermination et acuité. Ainsi, beaucoup d’artistes et de professionnels de la musique l’emploient afin de trouver l’inspiration.

Nettoyage, entretien et purification de la labradorite

Les adeptes de la lithothérapie exploitent les propriétés des pierres : guérison, revitalisation, stabilisation de l’humeur, source d’inspiration… Les pierres de guérison comme la labradorite s’épuisent graduellement suite à l’utilisation.

Afin qu’elle libère son plein potentiel, il faudra la recharger avec soin. Lors des manipulations avec des adeptes de lithothérapie, la pierre accumule de mauvaises énergies et s’épuise. En faisant l’achat d’une pierre de lune, il est parfois nécessaire de la recharger avant l’usage.

L’eau est l’élément par excellence utilisé dans les rites de purifications. Cette méthode est simple à mettre en œuvre. Concrètement, vous n’aurez besoin que d’un récipient rempli d’eau du robinet. Trempez intégralement la pierre à l’intérieur et attendez une dizaine d’heures avant de la ressortir.

Essence de vie, l’eau aidera le cristal à se décharger des énergies malveillantes qui lui pèse. Afin d’accélérer le processus de rechargement, privilégiez l’eau déminéralisée comme conducteur naturel. Sachez aussi que toutes les labradorites n’ont pas le même rapport avec l’eau.

Plusieurs types de pierres labradorites préfèrent notamment l’enfouissement : grenat, azurite, célestite… En plantant en profondeur dans le sol, elle connait une vraie renaissance. Les lithothérapeutes préconisent jusqu’à un mois de rechargement sous terre. Beaucoup d’écoles de pensées autour de ces pratiques utilisent le sel marin comme socle de purification.