Depuis le 30 janvier 2020, la Grande-Bretagne est officiellement sortie de l’Union européenne. Après plusieurs années de débats, le Brexit a finalement abouti. Une période de transition a été fixée pendant l’année 2020. Elle permettra aux entreprises et aux particuliers de se préparer pour les négociations futures. Cette sortie n’est pas sans conséquence, les pays membres de l’Union européenne ainsi que La Grande-Bretagne seront tous concernés. Quant à la France, cette décision aura beaucoup d’impact surtout pour les entreprises françaises.

Une difficulté dans les relations contractuelles et la fin de la libre circulation

Quitter l’Union européenne est un grand défi pour la Grande-Bretagne. Il n’est jamais aisé de se détacher d’une telle organisation et surtout si plusieurs accords ont été passés. Il faut noter que le Royaume-Uni a été membre de L’UE durant 46 ans. L’avantage de cette ancienne époque était la libre circulation des marchandises, des personnes et des biens. Or, celle liberté n’est valable qu’entre les membres de l’UE. Maintenant que la Grande-Bretagne a pris son envol, ses relations vont également la suivre et changer par la suite.

Si auparavant les transporteurs de marchandises des entreprises françaises pouvaient se rendre en toute liberté sans restriction dans le territoire Britannique, le Brexit, lui, va tout changer. Il ne faut pas oublier qu’aucun accord n’a encore été fixé entre les deux pays jusqu’à ce jour. Or, faute de bonne entente, les activités seront bloquées et entraîneront des conséquences néfastes sur l’économie des deux pays. C’est dans ce sens qu’il a été décidé que les relations et les contrats passés avant le Brexit seront toujours valables jusqu’à a fin de cette année 2020. Et en cas de situations exceptionnelles, cette période sera rallongée jusqu’en 2022.

Les contrats entre une firme française et britannique ne seront alors pas éternellement valables. Car il existe des clauses spécifiques qui ne concernent que les pays membres de l’UE. Une modification sera donc capitale et ceci concerne surtout les droits de douane. Pour plus d’informations, Julien Vautel explique en détail les enjeux du Brexit.

De grands changements relatifs aux relations douanières

Le Brexit aura un grand impact sur les relations commerciales des deux pays. Sur le plan douanier, l’État français deviendra un État tiers envers la Grande-Bretagne et vice versa. Cela signifie alors que des contrôles douaniers seront effectués à la frontière. Il y aura également des contrôles sanitaires et de TVA. Le retour de paiement des taxes ainsi que les droits douaniers seront possibles.

Concernant les importations et les exportations, il faut que les entreprises disposent d’un numéro EORI ou Economic Operator Registration and Identification. La possession de ce numéro est indispensable et obligatoire. Aucun transport et échange ne sera donc effectué par vos entreprises tant que vous n’aurez pas ce numéro. Pour l’obtenir, vous pouvez faire votre inscription sur le site de la douane en France. Il est à savoir que cette opération est totalement gratuite. Tout ceci a été mis en œuvre afin que les firmes puissent se préparer au Brexit.

Il est impératif que vous vérifiiez s’il n’y a pas eu de changement quant aux marchandises que vous souhaitez importer ou exporter. Les autorisations délivrées avant le Brexit doivent être comparées avec celles qui lui sont postérieures.

L’existence des entreprises principalement touchées par le Brexit

Le secteur de l’agroalimentaire est un secteur important et qui occupe plus de place dans l’exportation, que ce soit en France ou au Royaume-Uni. En effet, les entreprises devront payer les taxes plus ou moins exorbitantes imposées par l’OMC. De plus, les retards ne seront pas exclus, et il est possible que l’exigence de certification soit demandée. Il sera pareil pour les produits laitiers et pour les liquides alcoolisés destinés à la consommation tels que les vins ou les bières. Ce que l’industrie française craint, c’est la perte de la concurrence face aux autres marchandises étrangères non frappées par le Brexit.

Les petites entreprises pourront ne pas survivre face au Brexit à cause de l’augmentation de la tarification. Surtout si elles n’exportent qu’au sein de l’Union européenne. Il sera alors important que l’État les accompagne pour éviter la dégradation de l’économie et de la situation financière du pays. Il faut aussi aider et éloigner la firme française des dangers du Brexit.

La nécessité de préparer les entreprises afin de pouvoir affronter le Brexit

Afin d’éviter l’aggravation de la situation financière, les entreprises doivent avoir des stratégies pour face au Brexit. Elles doivent prendre conscience des conséquences du Brexit sur leurs activités. Quant aux grandes entreprises, elles doivent revoir leurs chaines de valeur et faire l’étude des flux. L’étude des conséquences du Brexit sur les clients et les fournisseurs doit également être faite. Les entreprises françaises à l’étranger doivent également faire quelques réorganisations et mettre au point de méthodes opérationnelles afin de pouvoir faire face au Brexit et aux impacts qu’il engendre.

Toutefois, les entreprises ne pourront pas travailler seules, elles ont besoin de l’aide et de l’assistance du pouvoir public.